LEXIQUE





Les principaux cadraniers du Queyras :


Zarbula : Giovanni Francesco Zarbula est originaire du Piémont. A l'origine peintre en bâtiment ou maçon, il a produit de nombreux cadrans solaires dans tout le Queyras entre 1830 et 1870. Ses cadrans sont aisément reconnaissables car toujours signés de ses initiales : Z.G.F., G.Z.F ou Z.J.F. Son style est d'ailleurs reconnaissable entre tous. Se déplaçant sur son mulet avec tout son matériel de peinture, ses instruments et un recueil de modèles de cadrans et de sentences sur lui, il passait de village en village et proposait ses services aux habitants. Son style est particulier. En effet, il ne cherche pas son inspiration dans son environnement immédiat, mais plutôt dans un royaume imaginaire ou lointain. Pour preuve, les nombreux oiseaux exotiques (toucans, gobes-mouches...), ses fleurs originales, ses cornes d'abondances...


Rémy Potey : cet artiste contemporain à part entière est arrivé dans le Queyras à 18 ans en 1975, en réalisant un rêve d'enfant : devenir berger. Il exercera ce métier durant 5 ans, tout en explorant le Queyras avec ses troupeaux. Ce sera pour lui l'occasion de découvrir les nombreux cadrans laissés à l'abandon à cette période. Il se lancera dans le métier de cadranier quelques années plus tard, lorqu'il décrochera un contrat de restauration auprès des Monuments Historiques, pour un cadran de Zarbula. Ce sera pour lui le début d'une véritable passion, récompensée en 1994 par le Grand Prix Dunhill Prestige Découverte, décerné à un jeune artisan considéré comme la révélation de l'année. Depuis, Rémy Potey a acquis une renommée internationale. Il s'est perfectionné de lui même dans l'art de la gnonomique et dans celui des fresque et de la restauration. Et nombre de ses oeuvres embellissent les murs du Queyras.

Ubac et adret :


Ubac : c'est le versant d'une montagne exposé au nord. Dans le Queyras, les ubacs sont occupés en général par la forêt. Ce sont les espèces qui ont le plus besoin d'humidité qui y sont implantées. Le pin cembro, très répandu dans cette région, s'y trouve particulièrement à l'aise (entre 1800 et 2400 mètres), en compagnie du mélèze et du pin sylvestre.


Adret : par opposition à l'ubac, l'adret est le versant exposé au sud et donc le plus ensoleillé. Souvent, les adrets du Queyras sont les pentes utilisées pour les pâturages, les cultures et les champs de fourrage. Lorsque la forêt n'a pas été coupée, on y retrouve le mélèze et le pin sylvestre, en compagnie du pin à crochets (entre 1600 et 2400 mètres).






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